Résumé Cet article passe en revue les perspectives à court, moyen et long terme pour caractériser les exoplanètes rocheuses, un objectif central de l'astrophysique contemporaine. Les objectifs principaux sont de déterminer si ces planètes possèdent des atmosphères ; si oui, de contraindre leur composition moléculaire et de rechercher d'éventuelles biosignatures ; sinon, d'inférer leur composition de surface et ainsi permettre une forme d'exo-géologie. À court terme, le télescope spatial James Webb (JWST) continuera de diriger cet effort à travers des observations photométriques et spectroscopiques des transits, des éclipses et des courbes de phase, ciblant principalement les exoplanètes rocheuses orbitant autour des nains M, y compris un nombre limité au sein de leurs zones habitables. Au début des années 2030, les télescopes à miroir segmenté géant (GSMTs) fourniront la combinaison de haute résolution angulaire, de contraste élevé et de haute résolution spectrale nécessaires pour caractériser les exoplanètes rocheuses autour des nains M proches par imagerie directe, élargissant considérablement l'échantillon de cibles accessibles et permettant des études détaillées de l'atmosphère et de la surface. Étendre ces investigations aux exoplanètes rocheuses orbitant autour d'étoiles de type solaire, en particulier celles situées dans des zones habitables, nécessitera le lancement de nouveaux observatoires spatiaux dans les années 2040, tels que l'Observatoire des mondes habitables (HWO), optimisé pour les observations ultraviolet à proche infrarouge, et le Grand Interféromètre pour les Exoplanètes (LIFE), conçu pour l'interférométrie infrarouge moyenne. En parallèle, la caractérisation de l'environnement planétaire plus large — y compris les étoiles hôtes et les compagnons supplémentaires — fournira un contexte essentiel. Des missions telles que Gaia (détection astrométrique des compagnons), PLATO, Earth 2.0 (caractérisation stellaire via l'astéroseismologie) et Ariel (études atmosphériques à l'échelle de la population) offriront des insights critiques complémentaires sur les architectures et l'habitabilité des systèmes planétaires voisins.
Lagage et al. (Tue,) ont étudié cette question.