Le cas concerne une femme de 68 ans, qui a subi une chimiothérapie néoadjuvante après le diagnostic d'un cancer de l'œsophage-gastro-stomique, suivie d'une œsophagectomie sous thoracoscopie, d'une lymphadénectomie bilatérale et d'une reconstruction avec un tube gastrique rétro-sternale. Avant l'opération, elle présentait des symptômes de sténose et ne pouvait pas s'alimenter par voie orale, nécessitant une gestion nutritionnelle à domicile à l'aide d'un tube nasogastrique. Aucun incident durant l'opération n'a été noté, mais dès le lendemain, une leucopénie et une hypoalbuminémie ont été observées. Dès la nuit de l'opération, une hypotension persistante a été notée, suivie d'une dégradation rapide de l'état respiratoire le lendemain, ce qui a conduit à la mise en place d'une ventilation artificielle. La radiographie thoracique a révélé une nouvelle opacité infiltrante dans le champ pulmonaire inférieur droit, suggérant une hémorragie alvéolaire. Des hémoptysies ont été observées, et 20 heures après l'opération, le patient a fait un arrêt cardiaque, sans réponse aux manœuvres de réanimation. L'anatomie pathologique a montré une quantité importante de hématomes et d'hémorragies alvéolaires dans les deux poumons, et Aeromonas hydrophila a été détecté dans les hémocultures. L'infection causée par ce pathogène, survenant suite à une chimiothérapie néoadjuvante et à l'opération, pourrait avoir un cours rapide et mortel, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue dans la chirurgie gastro-intestinale.
Ushida et al. (Wed,) ont étudié cette question.