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OBJECTIFS : Une consommation chronique et élevée de graisses constitue un stress environnemental qui conduit à des maladies métaboliques. Nous avons émis l'hypothèse qu'un régime riche en graisses (HFD) remodelait transgénérationnellement l'épigénome des spermatozoïdes et le métabolisme de la descendance. MÉTHODES : Des rats mâles F0 alimentés soit avec un HFD soit avec une alimentation normale pendant 12 semaines ont été accouplés avec des femelles nourries avec un régime normal pour générer des descendants F1 et F2. Des spermatozoïdes mobiles ont été isolés des reproducteurs F0 et F1 pour déterminer le schéma de méthylation de l'ADN et d'expression des petits ARN non codants (sncRNA) par séquençage profond. RÉSULTATS : La descendance des nouveau-nés de pères nourris au HFD avait un poids corporel et une masse de cellules bêta pancréatiques réduits. Les femelles adultes, mais pas les mâles, descendants de pères nourris au HFD étaient intolérantes au glucose et résistantes à la prise de poids induite par le HFD. Ce phénotype a été perpétué chez la progéniture F2, indiquant un héritage épigénétique transgénérationnel. L'épigénome des spermatozoïdes des F0 nourris au HFD et de leur descendance masculine F1 montrait des signatures communes de méthylation de l'ADN et d'expression de petits ARN non codants. L'expression altérée de la miARN spermique let-7c a été transmise aux tissus métaboliques de la descendance, induisant un changement transcriptomique des cibles prédites du let-7c. CONCLUSION : Nos résultats fournissent un aperçu des mécanismes par lesquels le HFD reprogramme transgénérationnellement l'épigénome des cellules spermatiques, affectant ainsi les tissus métaboliques de la descendance sur deux générations.
Barbosa et al. (Ven,) ont étudié cette question.