Cette étude examine les principaux déterminants de la rentabilité des entreprises dans le secteur automobile mondial, en analysant si des rendements supérieurs sur les actifs (ROA) proviennent de l'efficacité opérationnelle, du levier stratégique ou de l'intensité de l'innovation, et en mettant en évidence le potentiel compromis entre l'efficacité et les investissements dans des industries à forte intensité de capital. En analysant un ensemble de données global de 192 entreprises automobiles provenant de 38 pays/régions sur la période 2010–2024, un modèle de régression à effets fixes avec erreurs standards de Driscoll–Kraay a été appliqué pour contrôler l'hétérogénéité non observée, l'hétéroscédasticité et la dépendance transversale entre 11 variables financières et stratégiques. Les résultats révèlent que la taille de l'entreprise et le taux de rotation des stocks sont des moteurs positifs significatifs de rentabilité, tandis que l'intensité de la recherche et développement (R&D) exerce un fort impact négatif. L'association positive avec le taux d'imposition effectif reflète une causalité inverse, où les entreprises les plus rentables supportent des charges fiscales plus élevées, plutôt qu'un effet causal de la fiscalité sur la performance. Il convient de noter que la gestion du fonds de roulement, le levier, la croissance des ventes et les dépenses d'investissement n'ont montré aucun effet statistiquement significatif après contrôle des effets de l'entreprise et du temps. Les fluctuations temporelles, y compris une forte baisse de rentabilité en 2024, soulignent la sensibilité du secteur aux chocs macroéconomiques. Cette étude contribue à des preuves empiriques robustes et à grande échelle sur le compromis de rentabilité à court terme associé à l'intensité de la R&D dans une industrie intégrée mondialement, abordant la dépendance transversale grâce à son approche méthodologique.
Dincă et al. (Sun,) ont étudié cette question.