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Une nouvelle mise à jour sur la gestion des dyslipidémies a récemment été publiée par le College américain de cardiologie et l'American Heart Association (ACC/AHA), fournissant une révision complète de la directive de cholestérol précédente de 2018 (1). Ce document doit être interprété parallèlement à la mise à jour ciblée 2025 des directives de la Société européenne de cardiologie et de la Société européenne d'athérosclérose (ESC/EAS), qui a introduit des innovations pertinentes dans les stratégies de réduction des lipides et l'évaluation du risque cardiovasculaire (2). Au cours des dernières années, le domaine de la gestion des lipides a connu d'importants développements, notamment avec l'introduction de nouveaux agents pharmacologiques et une accentuation croissante sur le risque cardiovasculaire individualisé. Dans ce contexte, des travaux antérieurs ont souligné l'importance d'intégrer des stratégies thérapeutiques émergentes avec des profils de risque spécifiques au patient, renforçant ainsi la nécessité d'une approche plus personnalisée et dynamique de la gestion des dyslipidémies (3). En conséquence, les sociétés européennes et américaines ont mis à jour leurs recommandations, bien que selon des approches conceptuelles partiellement différentes. L'une des principales différences entre les deux directives réside dans la philosophie générale du traitement. Le document européen maintient une stratégie axée sur les cibles, en mettant l'accent sur des objectifs spécifiques de cholestérol lipoprotéique de basse densité (LDL-C) selon les catégories de risque cardiovasculaire. En revanche, la directive américaine, tout en réintroduisant des seuils LDL-C, place tout de même un accent significatif sur l'estimation du risque et le pourcentage de réduction du LDL-C, reflétant une approche hybride entre les stratégies basées sur les cibles et celles basées sur l'intensité. Cette divergence est particulièrement évidente dans l'évaluation du risque cardiovasculaire. La directive ESC/EAS continue de s'appuyer sur les systèmes SCORE2 et SCORE2-OP pour la stratification du risque, maintenant un modèle européen basé sur la population. En revanche, la directive ACC/AHA introduit les équations PREVENT ASCVD, remplaçant les modèles précédents et étendant la prédiction du risque à la fois sur des horizons de 10 et 30 ans.
Vito et al. (Sun,) ont étudié cette question.