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L'efficacité et la sécurité du mofétil mycophénolate (MMF) peuvent être optimisées avec des doses individualisées basées sur le suivi thérapeutique de son métabolite actif, l'acide mycophénolique (MPA). Dans cette étude de 12 mois, 137 receveurs d'allogreffes rénales provenant de 11 centres français recevant du basiliximab, de la cyclosporine A, du MMF et des corticostéroïdes ont été randomisés pour recevoir soit des doses contrôlées par concentration soit des doses fixes de MMF. Un nouvel estimateur bayésien de l'AUC de MPA basé sur un échantillonnage à trois points a été utilisé pour individualiser les doses aux jours 7 et 14 après la transplantation et aux mois 1, 3 et 6. Le critère principal était l'échec du traitement (décès, perte de greffon, rejet aigu et arrêt du MMF). Les données de 65 patients/groupe ont été analysées. Au mois 12, le groupe contrôlé par concentration avait moins d'échecs de traitement (p = 0,03) et d'épisodes de rejet aigu (p = 0,01) sans différences dans la fréquence des événements indésirables. La dose de MMF était plus élevée dans le groupe contrôlé par concentration au jour 14 (p < 0,0001), au mois 1 (p < 0,0001) et au mois 3 (p < 0,01), tout comme les AUC médianes au jour 14 (33,7 vs. 27,1 mg*h/L; p = 0,0001) et au mois 1 (45,0 vs. 30,9 mg*h/L; p < 0,0001). Le suivi thérapeutique de MPA utilisant une stratégie d'échantillonnage limité peut réduire le risque d'échec du traitement et de rejet aigu chez les receveurs d'allogreffes rénales 12 mois après la transplantation sans augmentation des événements indésirables.
Meur et al. (Mer,) ont étudié cette question.
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