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Dans cet article, je discute des examens génitaux obligatoires chez les filles africaines suédoises, principalement somaliennes. La discussion est basée sur des données provenant de 122 dossiers de police, y compris des enquêtes criminelles concernant des suspicions de "mutilation génitale féminine" (MGF). Un nombre croissant de recherches dans les pays européens indique que des processus de changement culturel se produisent au sein des communautés immigrantes provenant de régions où traditionnellement les filles sont soumises à ce qui est considéré comme une "circoncision". De nombreuses études montrent une opposition croissante à ces pratiques parmi les personnes ayant migré en Europe, et il existe peu de preuves pour soutenir l'affirmation selon laquelle des activités illégales à grande échelle sont répandues. Pourtant, un discours dominant affirme que la MGF est pratiquée secrètement à grande échelle parmi certains groupes immigrés en Europe, et des politiques encouragent la détection de cas à poursuivre en justice. Je décris la situation actuelle en Suède et souligne certains des inconvénients d'une politique très sévère, bien que bien intentionnée, visant à vérifier la MGF en Europe. Bien que l'objectif ultime soit de protéger les filles à risque de MGF, les politiques actuelles ont des ramifications qui sont invasives et parfois même traumatisantes pour les filles concernées. Cet article offre un exemple empirique de la manière dont la politique dans des sociétés multiculturelles occidentales peut influencer négativement la santé sexuelle et les droits d'un groupe cible, dans ce cas, les filles et les jeunes femmes dont les familles sont originaires de pays où la circoncision des filles est pratiquée.
Sara Johnsdotter (mercredi) a étudié cette question.