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Les fonds de conservation sont grossièrement insuffisants pour faire face à la situation des espèces menacées. Les gouvernements et les organisations de conservation, confrontés à la tâche de conserver les espèces menacées, ont désespérément besoin de stratégies simples pour allouer des ressources limitées. La littérature académique consacrée à la définition systématique des priorités recommande généralement de classer les espèces selon plusieurs critères, notamment le niveau d'endangerment et les mesures de la valeur des espèces telles que l'originalité évolutive, l'importance écologique et la signification sociale. Ces approches ignorent deux facteurs cruciaux : le coût de la gestion et la probabilité que la gestion soit réussie. Ces erreurs conduiront à une mauvaise allocation des ressources de conservation rares et à des pertes peut-être inutiles. Nous avons conçu un protocole de priorisation des projets (PPP) pour optimiser l'allocation des ressources parmi les projets d'espèces menacées de Nouvelle-Zélande, où les coûts, les avantages (y compris les valeurs des espèces) et la probabilité de succès de la gestion ont été pris en compte simultanément. Nous avons comparé le nombre d'espèces gérées et les bénéfices attendus obtenus avec cinq critères de priorisation : PPP avec pondérations basées sur la valeur des espèces ; PPP avec espèces pondérées également ; coûts de gestion ; valeur des espèces ; et statut de menace. Nous avons constaté que l'utilisation rationnelle des informations sur le coût et le succès a considérablement augmenté le nombre d'espèces gérées, et la priorisation des projets de gestion en fonction de la valeur des espèces ou du statut de menace de manière isolée était inefficace et aboutissait à un nombre inférieur d'espèces gérées. De plus, nous avons trouvé un compromis clair entre le financement de la gestion d'un plus grand nombre de projets les plus rentables et les moins risqués et le financement de moins de projets pour gérer les espèces de plus haute valeur. En particulier, 11 des 32 projets d'espèces pouvaient être financés si les projets étaient pondérés par la valeur des espèces, contre 16 projets si les projets n'étaient pas pondérés. Cela souligne la valeur d'un processus de prise de décision transparent, qui permet une considération attentive des compromis. L'utilisation de PPP peut améliorer considérablement les résultats de conservation pour les espèces menacées en augmentant l'efficacité et en garantissant la transparence des décisions de gestion.
Joseph et al. (Mon,) ont étudié cette question.