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Résumé Les virus représentent une menace majeure pour la santé humaine et, étant donné qu'ils se propagent à travers les interactions sociales, ils représentent une externalité coûteuse. Cet article aborde trois questions principales : (i) quelles sont les conséquences non intentionnelles de l'activité économique sur la propagation des infections ; (ii) quelle est l'efficacité des mesures qui limitent les contacts interpersonnels ; (iii) comment allouons-nous nos ressources rares pour limiter la propagation des infections ? Pour répondre à ces questions, nous utilisons des données à haute fréquence récentes provenant de la France sur l'incidence de plusieurs maladies virales dans l'espace, pour différents groupes d'âge, sur une période d'un quart de siècle. Nous utilisons une variation quasi-expérimentale pour évaluer l'importance des politiques réduisant les contacts interpersonnels, telles que les fermetures d'écoles ou la fermeture des réseaux de transport public. Bien que ces politiques réduisent significativement la prévalence des maladies, nous constatons qu'elles ne sont pas rentables. Nous constatons que les expansions des réseaux de transport ont des coûts de santé significatifs en augmentant la propagation des virus, et que les taux de propagation sont sensibles aux conditions économiques de manière pro-cyclique et augmentent avec le commerce interrégional.
Jérôme Adda (mer,) a étudié cette question.
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