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Les organismes intertidaux marins sont soumis à une variété de stress abiotiques, y compris l'exposition aérienne et de larges variations de température. Les espèces intertidales ont généralement des limites de tolérance thermique plus élevées que les espèces subtidales, et les espèces tropicales ont des limites de tolérance thermique plus élevées que les espèces tempérées. Cependant, la signification adaptive des limites supérieures de tolérance thermique des organismes intertidaux n'a pas été examinée dans un contexte comparatif. Ici, nous présentons une analyse comparative de la signification adaptive des limites supérieures de tolérance thermique chez 20 espèces congmériques de crabes en porcelaine, genre Petrolisthes, provenant d'habitats intertidaux et subtidaux dans tout le Pacifique Est. Les limites supérieures de tolérance thermique sont positivement corrélées avec les températures des eaux de surface et avec les températures maximales des microhabitats. L'analyse des contrastes phylogénétiquement indépendants (sur la base d'un arbre phylogénétique fondé sur la séquence du gène 16s rDNA) suggère que les limites supérieures de tolérance thermique ont évolué en réponse aux températures maximales des microhabitats. Les limites supérieures de tolérance thermique augmentent lors de l'acclimatation thermique à des températures élevées, l'augmentation étant plus importante pour les espèces subtidales que pour les espèces intertidales. Ce résultat suggère que les limites supérieures de tolérance thermique de certaines espèces intertidales pourraient être proches des maxima de température des habitats actuels, et le réchauffement climatique pourrait donc affecter les limites de distribution des espèces intertidales dans une plus grande mesure que celles des espèces subtidales.
Stillman et al. (mercredi,) ont étudié cette question.