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CONTEXTE : Le développement d'agro-industries à grande échelle entraîne des modifications environnementales sérieuses. Dans les zones endémiques de paludisme, cela aurait un impact considérable sur le paradigme de transmission. Deux enquêtes entomologiques transversales pour caractériser la faune d’Anopheles et leurs taux d’inoculation entomologique ont été menées en mai 2010 (saison des pluies) et en décembre 2010 (saison sèche) dans la zone intensivement cultivée de caoutchouc de Niete dans le sud du Cameroun forestier. MÉTHODES : Les moustiques ont été échantillonnés par des collectes nocturnes sur des volontaires humains, identifiés morphologiquement et les membres du complexe Anopheles gambiae identifiés davantage par espèce et forme moléculaire. Le statut de parité a été déterminé après la dissection des ovaires. Les indices d'antigènes de Plasmodium falciparum circumsporozoïte ont été estimés après l'identification de l'antigène CS par ELISA et les taux d’inoculation entomologique moyens ont été déterminés. RÉSULTATS : Au total, 1187 Anopheles ont été collectés, 419 (35,3 %) pendant la saison des pluies et 768 (64,7 %) pendant la saison sèche. Les espèces trouvées étaient la forme moléculaire M d’An. gambiae s.s (66,8 %), An. ziemanni (28,3 %), An. paludis (4,7 %), An. smithii (0,2 %). La forme M d’An. gambiae était l'espèce principale pendant les saisons sèche (56,2 %) et humide (86,2 %). Le taux d’inoculation entomologique moyen global pour les vecteurs du paludisme variait entre la saison sèche (1,09 ib/p/n) et la saison des pluies (2,30 ib/p/n). CONCLUSIONS : La transmission du paludisme à Niete se produit à la fois pendant la saison sèche et la saison des pluies, avec des intensités culminant durant la saison sèche. Cela diffère des études précédentes dans d'autres zones du Cameroun forestier sud, où la transmission atteint généralement son pic pendant la saison des pluies. Les modifications environnementales dues aux activités agro-industrielles pourraient avoir influencé la distribution des vecteurs et la dynamique de transmission du paludisme dans cette région. Cela nécessite la mise en œuvre éventuelle de stratégies de contrôle liées à l'éco-géographie de la zone.
Bigoga et al. (Mon,) ont étudié cette question.