Key points are not available for this paper at this time.
Le dommage musculaire induit par l'exercice (DMIE) survient principalement lors de la pratique d'un exercice non habituel, et sa gravité est modulée par le type, l'intensité et la durée de l'entraînement. Bien que les actions concentriques et isométriques contribuent au DMIE, le plus grand dommage au tissu musculaire est observé avec l'exercice excentrique, où les muscles sont allongés de manière forcée. Les dommages peuvent être spécifiques à quelques macromolécules de tissu ou entraîner de grandes déchirures dans le sarcolemme, la membrane basale et le tissu conjonctif de soutien, et induire des blessures aux éléments contractiles et au cytosquelette. Bien que le DMIE puisse avoir des effets néfastes à court terme sur les marqueurs de performance et la douleur, il a été hypothétiquement suggéré que l'inflammation musculaire squelettique associée et l'augmentation du turnover protéique sont nécessaires pour des adaptations hypertrophiques à long terme. Une base théorique pour cette croyance a été proposée, selon laquelle les changements structurels associés au DMIE influencent l'expression génique, entraînant un renforcement du tissu et ainsi une protection du muscle contre d'autres blessures. D'autres chercheurs, cependant, ont remis en question cette hypothèse, notant que l'hypertrophie peut se produire en l'absence relative de dommage musculaire. Par conséquent, l'objectif de cet article sera double : (a) passer en revue de manière exhaustive la littérature et tenter de déterminer quel rôle, le cas échéant, le DMIE joue dans la promotion de l'hypertrophie du muscle squelettique et (b) faire des recommandations applicables pour la conception de programmes d'entraînement en résistance.
Brad J. Schöenfeld (Jeudi) a étudié cette question.