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Depuis l'été 2020, les souches de SARS-CoV-2 à l'origine de la pandémie de COVID-19 ont soudainement été remplacées par de nouveaux variants de SARS-CoV-2, dont certains sont très transmissibles et se propagent à un rythme élevé. Ces variants incluent la lignée Marseille-4 (Nextclade 20A.EU2) en Europe, le variant 20I/501Y.V1 détecté pour la première fois au Royaume-Uni, le variant 20H/501Y.V2 détecté pour la première fois en Afrique du Sud, et le variant 20J/501Y.V3 détecté pour la première fois au Brésil. Ces variants se caractérisent par de multiples mutations dans la protéine spike virale qui est ciblée par les anticorps neutralisants déclenchés en réponse à une infection ou à une immunisation vaccinale. Le taux de mutation habituel des coronavirus par dérive génétique seule ne peut pas expliquer de tels changements rapides. Des rapports récents sur la survenue de telles mutations chez des patients immunodéprimés ayant reçu du remdesivir et/ou du plasma convalescent ou des anticorps monoclonaux pour traiter des infections prolongées par SARS-CoV-2 nous ont amenés à hypothétiser que des thérapies expérimentales qui échouent à guérir les patients du COVID-19 pourraient favoriser l'émergence de variants SARS-CoV-2 échappant à l'immunité. Nous passons en revue ici les données qui soutiennent cette hypothèse et exhortons les médecins et les promoteurs d'essais cliniques à surveiller systématiquement les mutations virales par séquençage du génome entier pour les patients qui reçoivent ces traitements.
Colson et al. (Sat,) ont étudié cette question.
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