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Les fondements conceptuels et empiriques de la méthode du numéro de courbe de ruissellement sont examinés. La méthode est un modèle conceptuel d'abstraction hydrologique des pluies de tempête. Son objectif est d'estimer la profondeur de ruissellement direct à partir de la profondeur des pluies de tempête, basée sur un paramètre appelé « numéro de courbe ». La méthode ne prend pas en compte la variabilité spatiale et temporelle de l'infiltration et d'autres pertes abstraites ; elle les agrège plutôt en un calcul de la perte de profondeur totale pour un événement pluvial donné et une zone de drainage. La méthode décrit des tendances moyennes, ce qui l'empêche d'être parfaitement prédictive. La variabilité observée des numéros de courbe, au-delà de celle qui peut être attribuée au type de sol, à l'utilisation/traitement des terres et à l'état de surface, est incarnée dans le concept de condition antécédente. La méthode est largement utilisée aux États-Unis et dans d'autres pays. Les avantages perçus de la méthode sont (1) sa simplicité ; (2) sa prévisibilité ; (3) sa stabilité ; (4) sa dépendance à un seul paramètre ; et (5) sa réactivité aux propriétés majeures des bassins versants producteurs de ruissellement (type de sol, utilisation/traitement des terres, état de surface et condition antécédente). Les inconvénients perçus sont (1) sa sensibilité marquée au numéro de courbe ; (2) l'absence de directives claires sur la manière de varier la condition antécédente ; (3) la précision variable de la méthode pour différents biomes ; (4) l'absence de disposition explicite concernant les effets d'échelle spatiale ; et (5) la fixation du rapport d'abstraction initial à 0.2, préemptant une régionalisation basée sur le cadre géologique et climatique.
Ponce et al. (Mon,) ont étudié cette question.