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Déterminer les schémas de mouvement à petite échelle des vertébrés marins nécessite généralement des méthodes invasives de marquage acoustique actif ou de surveillance sous-marine, avec les impacts comportementaux inhérents à ces techniques. De plus, ces techniques permettent rarement des évaluations comportementales continues et directes ou l'enregistrement des interactions environnementales, en particulier pour les espèces hautement mobiles. Ici, nous expérimentons une méthode novatrice pour évaluer les schémas de mouvement à petite échelle des vertébrés marins en utilisant un véhicule aérien sans pilote qui pourrait compléter des approches de suivi à long terme. Cette approche est peu susceptible d'avoir des impacts comportementaux et fournit des données de localisation à haute précision et à haute fréquence (10 Hz), tout en permettant par la suite une analyse quantitative des trajectoires. Le suivi par véhicule aérien sans pilote est également relativement peu coûteux par rapport aux marqueurs acoustiques à usage unique et aux étiquettes GPS. Nous avons suivi 14 requins pendant jusqu'à 10 min dans une lagune peu profonde de l'île Heron, en Australie. L'analyse des trajectoires a révélé que les requins épaulettes (Hemiscyllium ocellatum) affichaient des schémas de mouvement sinusoïdaux, tandis que les requins de récif à pointe noire (Carcharhinus melanopterus) avaient des trajectoires plus linéaires similaires à celles d'un requin citron (Negaprion acutidens). Les schémas de trajectoire individuels et les vitesses de mouvement des requins étaient très variables. Les résultats indiquent que les requins épaulettes pourraient être plus mobiles pendant les marées basses diurnes que précédemment pensé. L'approche présentée ici permet d'analyser les mouvements et comportements des vertébrés marins à des résolutions auparavant impossibles sans réseaux acoustiques complexes et coûteux. Cette méthode serait utile pour évaluer l'utilisation de l'habitat et les comportements des requins et des raies dans des environnements d'eau peu profonde, où ils sont les plus susceptibles d'interagir avec les humains.
Raoult et al. (Jeu,) ont étudié cette question.