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Chez les invertébrés aquatiques formant des exosquelettes, la répartition de l'énergie entre la croissance du squelette et celle des tissus constitue un compromis important, surtout en cas de limitations de ressources ou de stress physiologique. Ici, nous proposons la première analyse comparative de l'investissement énergétique dans les tissus et le squelette chez les coraux. Nous développons un modèle mathématique de croissance basé sur la géométrie de la colonie, la masse et la qualité des tissus (enthalpie), ainsi que le coût prédit de la calcification. Pour les colonies hémisphériques, le modèle prévoit un investissement plus important dans les tissus à de petites tailles, mais un passage à une croissance dominée par le squelette à des tailles de colonie supérieures à 5-14 cm de rayon, selon la masse et la qualité des tissus. Une transition similaire se produit dans les branches, mais dépend du rayon et de la longueur. Une étude expérimentale visant à évaluer l'impact de la limitation des ressources (lumière) et du stress physiologique (charge sédimentaire) sur la répartition de l'énergie dans de petites colonies hémisphériques (Goniastrea retiformis Lamarck) et des branches (Porites cylindrica Dana) a montré que la masse et la qualité des tissus varient considérablement sur de petits incréments de taille des colonies ou des branches. En particulier, les allocations à la croissance des tissus variaient de dix fois (de positive à négative) davantage selon les traitements sédimentaires que les allocations à la croissance du squelette. Un modèle d'acquisition par rapport à la perte d'énergie (capacité de croissance) a indiqué que la croissance des tissus est plus réactive à la variation des ressources et au stress physiologique que la croissance du squelette. Ces résultats suggèrent que (1) les taux de croissance du squelette et des tissus sont faiblement corrélés selon les conditions environnementales, et que (2) la variation des propriétés des tissus est un meilleur indicateur de la santé ou du stress des coraux que la croissance du squelette.
Anthony et al. (Sun,) ont étudié cette question.
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