Key points are not available for this paper at this time.
Les avancées technologiques et l'augmentation de la disponibilité d'images satellites haute résolution offrent le potentiel de classifications de couverture terrestre et d'analyses de motifs plus précises, ce qui pourrait considérablement améliorer la détection et la quantification des changements de couverture terrestre pour la conservation. Cependant, ces produits télédétectés sont souvent coûteux et difficiles à acquérir, ce qui empêche ou réduit leur utilisation. Nous avons testé si les images de haute résolution spatiale (≤5 m) diffèrent des images de résolution inférieure (≥30 m) en termes de performance et d'étendue d'utilisation pour les applications de conservation. Pour évaluer la performance, nous avons classé la couverture terrestre dans une région hétérogène de la forêt atlantique intérieure au Paraguay, qui a subi une perte et une fragmentation de son habitat récemment et de manière dramatique sous l'effet de l'homme. Nous avons utilisé des images multispectrales IKONOS de 4 m et des images multispectrales Landsat de 30 m et déterminé dans quelle mesure la résolution influençait la délimitation des classes de couverture terrestre et des métriques au niveau des parcelles. Les images de plus haute résolution ont délimité les classes de couverture de manière plus précise, identifié des parcelles plus petites, conservé la forme des parcelles et détecté des parcelles linéaires plus étroites. Pour évaluer l'étendue d'utilisation, nous avons examiné trois revues de conservation (Biological Conservation, Biotropica, Conservation Biology) et constaté une application limitée de l'imagerie haute résolution dans la recherche, avec seulement 26,8 % des études sur la couverture terrestre analysant des images satellite, et parmi ces études, seulement 10,4 % utilisaient des images à une résolution ≤5 m. Nos résultats suggèrent que l'imagerie haute résolution est justifiée mais sous-utilisée dans la recherche en conservation, mais elle est nécessaire pour surveiller et évaluer de manière adéquate la perte et la conversion des forêts, et pour délimiter d'éventuels fragments de passage importants qui pourraient servir de corridors dans un paysage modifié par l'homme. Un meilleur accès à des images satellites haute résolution, multibandes et à faible coût faciliterait donc considérablement la gestion et la prise de décision en conservation.
Boyle et al. (Jeu,) ont étudié cette question.