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CONTEXTE : La détection prolongée de l'ARN viral dans les échantillons respiratoires des patients atteints de COVID-19 a été décrite, mais la pertinence clinique reste incertaine. Nous avons étudié la dynamique du SARS-CoV-2 à un niveau de groupe et individuel chez des patients intubés en soins intensifs. MÉTHODES : Dans une cohorte de 86 patients, nous avons analysé les résultats de RT-PCR SARS-CoV-2 sur des échantillons de nasopharynx et de crachats (obtenus dans le cadre de soins cliniques deux fois par semaine) selon le temps après intubation. Ensuite, nous avons effectué des analyses de survie. RÉSULTATS : 870 échantillons ont été testés par RT-PCR. La charge virale globale était la plus élevée au cours de la première semaine (médiane nasopharynx 3.5, IQR 1.5-4.3 ; médiane crachat 4.3, IQR 3.3-5.6) et a diminué avec le temps. Un schéma de rechute a été observé chez 20 % des patients. L'état PCR nasopharyngé et des crachats au jour 14 n'était pas significativement associé à la survie jusqu'au jour 60 dans cette petite cohorte. CONCLUSION : En général, les niveaux d'ARN SARS-CoV-2 dans les échantillons respiratoires chez les patients atteints de COVID-19 sévère diminuent après la première semaine suivant l'intubation, mais les niveaux d'ARN SARS-CoV-2 peuvent montrer un schéma de rechute. Des études plus larges sont nécessaires pour évaluer l'association de l'élimination de l'ARN SARS-CoV-2 des échantillons respiratoires avec la survie, car nous avons observé une tendance vers une meilleure survie chez les patients avec une élimination précoce des crachats.
Boef et al. (Jeu,) ont étudié cette question.