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Les maladies pulmonaires interstitielles (MPI) constituent un groupe hétérogène de troubles pulmonaires caractérisés par des degrés variables d'inflammation, un épaississement interstitiel et une fibrose entraînant une distorsion de l'architecture pulmonaire et une altération des échanges gazeux. Parmi elles, la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) présente le pire pronostic. Les seules options thérapeutiques consistent en deux médicaments antifibrotiques, la pirfénidone et le nintedanib, qui limitent la progression de la fibrose mais ne renversent pas les dommages pulmonaires. Le changement de paradigme pathogénique, passant de la maladie inflammatoire à une maladie d'origine épithéliale, a définitivement établi le rôle primordial des cellules alvéolaires de type II, qui perdent leur phénotype épithélial et acquièrent un phénotype mésenchymateux avec production de collagène et dépôt de matrice extracellulaire (MEC). Certains facteurs environnementaux et génétiques prédisposants (par exemple, la fumée, la pollution, le reflux gastro-œsophagien, des variantes des gènes des télomères et des surfactants) entraînant une sénescence accélérée créent un microenvironnement pro-fibrogène et contribuent à la perte des propriétés régénératives des cellules épithéliales de type II en réponse aux noxae pathogènes. Cette revue fournit un aperçu complet des différents mécanismes pathogéniques conduisant au développement de la FPI. Ensuite, nous résumons les thérapies actuellement approuvées et les principaux essais cliniques en cours. Enfin, nous explorons les potentialités offertes par des agents non seulement intervenant dans les processus de fibrose, mais également restaurant les propriétés physiologiques de la régénération alvéolaire, avec un accent particulier sur les potentialités et les préoccupations concernant les thérapies cellulaires basées sur des cellules souches mésenchymateuses (CSM), dont les propriétés anti-inflammatoires et immunomodulantes ont été exploitées dans d'autres maladies fibrosantes, telles que la maladie du greffon contre l'hôte (GVHD) et le SDRA lié à la COVID-19.
Lettieri et al. (Sun,) ont étudié cette question.