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L'activation de la protéine G hétérotrimérique Gq provoque une hypertrophie des cardiomyocytes in vivo et dans des modèles de culture cellulaire. Les réponses hypertrophiques induites par une surcharge de pression ou de volume sont exacerbées par une augmentation de l'activité de Gq et atténuées par l'inhibition de Gq. Gq active les sous-types de phospholipase Cbeta (PLCbeta), entraînant la génération des messagers intracellulaires inositol(1,4,5)tris-phosphate Ins(1,4,5)P(3) et sn-1,2-diacylglycérol (DAG), qui régulent respectivement le Ca(2+) intracellulaire et les sous-types de protéine kinase C conventionnelle. Gq peut également signaler indépendamment de PLCbeta, et l'implication de l'un ou l'autre Ins(1,4,5)P(3) ou DAG dans l'hypertrophie des cardiomyocytes n'a pas été établie sans ambiguïté. La surexpression d'un variant d'épissage de PLCbeta1, spécifiquement PLCbeta1b, dans des cardiomyocytes de rat nouveau-né cause une augmentation de la taille cellulaire, un ratio protéine/ADN élevé, et une expression accrue du gène marqueur associé à l'hypertrophie, le peptide natriurétique auriculaire. L'autre variant d'épissage, PLCbeta1a, n'a eu aucun effet. L'expression d'un peptide C-terminal de 32 acides aminés de PLCbeta1b, qui compétitionne avec PLCbeta1b pour l'association sarcolémale, a empêché l'activation de PLC et éliminé les réponses hypertrophiques initiées par Gq ou les récepteurs alpha(1)adrénergiques couplés à Gq. En revanche, un peptide C-terminal de PLCbeta1a n'a modifié ni l'activité de PLC ni l'hypertrophie cellulaire. Nous concluons que les réponses hypertrophiques initiées par Gq sont médiées spécifiquement par PLCbeta1b. Prévenir l'association de PLCbeta1b avec le sarcolemme pourrait constituer une cible thérapeutique utile pour limiter l'hypertrophie.
Filtz et al. (Mon,) ont étudié cette question.