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Les nanoparticules servent à diverses fins industrielles et domestiques, ce qui se reflète dans leur volume de production en constante augmentation. Ce succès économique s'accompagne de leur présence dans l'environnement et du risque d'effets potentiellement néfastes dans les systèmes naturels. Au cours de la dernière décennie, des progrès substantiels ont été réalisés concernant la compréhension des sources, du destin et des effets des nanoparticules. Des prévisions de concentrations environnementales basées sur des approches de modélisation ont récemment pu être confirmées par des concentrations mesurées sur le terrain. Néanmoins, les techniques analytiques sont, comme abordé ailleurs, encore en développement pour caractériser et quantifier plus efficacement et de manière fiable les nanoparticules, ainsi que pour les détecter dans des matrices environnementales complexes. Simultanément, les effets des nanoparticules sur les systèmes aquatiques et terrestres ont reçu une attention croissante. Alors que le débat sur la pertinence des ions métalliques libérés par les nanoparticules pour leur toxicité est toujours en cours, il s'agit d'un phénomène récurrent que les nanoparticules inertes sont capables d'interagir avec la biologie par des voies physiques telles que le revêtement de surface biologique. Cela, entre autres, interfère avec la croissance et le comportement des organismes exposés. De plus, les contaminants co-présents interagissent avec les nanoparticules. Plusieurs preuves suggèrent que les nanoparticules peuvent être des puits pour les co-contaminants organiques et inorganiques. D'autre part, en présence de nanoparticules, un effet élevé répété sur les espèces testées induit par les co-contaminants a été rapporté. Dans cet article, nous mettons en avant les réalisations récentes dans le domaine de la nano-écotoxicologie tant dans les systèmes aquatiques que terrestres, mais nous faisons également référence à des lacunes substantielles qui nécessitent une attention supplémentaire à l'avenir.
Bundschuh et al. (Mercredi,) ont étudié cette question.