Key points are not available for this paper at this time.
CONTEXTE : Le cancer du sein (CS) est le cancer le plus courant chez les femmes. La combinaison des données métabolomiques et alimentaires offre une opportunité d'explorer les voies métaboliques sous-jacentes au risque de cancer du sein, mais peu d'études prospectives ont examiné ces relations. OBJECTIFS : Cette étude visait à identifier les métabolites plasmatiques associés au CS incident, à explorer les associations entre régime alimentaire et métabolites, et à évaluer si les métabolites médiatisent les associations entre régime et CS. MÉTHODES : Cinquante-trois métabolites plasmatiques ont été mesurés par LC-MS/MS chez des femmes d'une étude de cas-cohorte prospective intégrée dans l'étude française NutriNet-Santé (2 762 membres de sous-cohorte, 306 cas de CS au total ; âge médian 53,6 ans). L'apport alimentaire a été évalué à l'aide de journaux alimentaires répétés de 24 heures. L'analyse en composantes principales a dérivé les modèles de métabolites et de régimes alimentaires. Les modèles de Cox ont estimé les rapports de risque (HR) pour les associations entre métabolites et CS, ajustés pour les facteurs de risque établis. ElasticNet et la régression linéaire ont identifié les prévisions alimentaires des métabolites. L'analyse de médiation a évalué si les métabolites médiatisaient les associations régime-CS. RÉSULTATS : Un modèle de métabolites enrichi en acides biliaires conjugués (PC04) était positivement associé au CS (HR=1,14 IC à 95% : 1,00, 1,30), y compris l'acide glycohyocholique (HR=1,10 1,03, 1,17), l'acide glycoursodéoxycholique (HR=1,03 1,00, 1,06) et l'acide tauricholique (HR=1,04 1,00, 1,09). Un modèle enrichi en acides biliaires non conjugués était associé inversement (HR=0,86 0,75, 0,99), tout comme la linoléyl-carnitine (HR=0,81 0,68, 0,96) et, parmi les femmes préménopausées, le lysoPC(18:1) (HR=0,60 0,38, 0,96). Plusieurs facteurs alimentaires étaient associés à ces métabolites ; par exemple, l'apport en vitamine K était inversement associé à l'acide glycohyocholique (β=-0,12 par SD, 125,1 μg/jour) et à PC04 (β=-0,07). L'analyse de médiation a indiqué que l'apport en vitamine K était inversement associé au CS (HR=0,82 0,68, 0,93), avec des réductions de l'acide glycohyocholique et de PC04 expliquant chacune ∼4% de cette association. CONCLUSIONS : L'incidence du cancer du sein était positivement associée aux acides biliaires conjugués, y compris le nouvel acide glycohyocholique, et inversement associée aux acides biliaires non conjugués, suggérant un rôle potentiel de la conjugaison des acides biliaires dans la carcinogenèse. Plusieurs facteurs alimentaires étaient liés à ces métabolites, soulignant les voies métaboliques potentielles reliant l'alimentation et le CS. ENREGISTREMENT D'ESSAI : Enregistré sur ClinicalTrials.gov (NCT03335644).
Larnder et al. (Fri,) ont étudié cette question.