Des régimes alimentaires plus sains sont associés à moins de symptômes de santé mentale, tandis qu'une consommation plus élevée d'aliments ultra-transformés est associée à une détresse psychologique. Cette étude pilote visait à évaluer l'impact d'un programme d'éducation nutritionnelle, utilisant des mesures validées de l'apport alimentaire (ASA24) et du bien-être mental (Échelle de Warwick–Edimbourg) avant et après l'intervention. Une étude interventionnelle longitudinale a été réalisée auprès d'étudiants universitaires pendant 3 mois, avec des séminaires, des pauses snack saines, un livre et un cours de techniques culinaires. Au départ, les étudiants ont signalé consommer des fruits et du calcium en deçà des recommandations, tandis que l'apport en aliments ultra-transformés, en matières grasses saturées et en sodium était supérieur aux limites. Initialement, le bien-être mental était inversement lié au sodium. Suite à l'intervention, les apports en fruits et en calcium ont augmenté, tandis que la consommation de sodium et d'aliments ultra-transformés a diminué de manière significative (p < 0.05), suggérant une atténuation potentielle des associations entre un régime alimentaire malsain et le bien-être mental après l'intervention. Le programme a produit des améliorations ciblées de la qualité de l'alimentation, mais des stratégies multi-niveaux sont probablement nécessaires pour atteindre une adéquation alimentaire globale. Le bien-être mental s'est amélioré de manière directionnelle sans changement significatif, soutenant l'éducation nutritionnelle comme un composant contributif du bien-être plutôt qu'une solution isolée.
Torres et al. (Thu,) ont étudié cette question.