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Des comparaisons directes de multiples observations expérimentales et simulations numériques sur un explosif à base de plastique déconstruit, composé d'un cristal d'octahydro-1,3,5,7-tétranitro-1,3,5,7-tétrazole intégré dans un liant polymère avec un choc d'entrée de 20 GPa de durée 4 ns sont présentées. Les points chauds observés dans des simulations numériques directes à haute résolution sont comparés à des réactions induites par choc à micro-échelle visualisées par imagerie microscopique en nanosecondes et pyrométrie optique. Malgré les défis et les limites des techniques expérimentales et de simulation, un accord est obtenu sur de nombreuses caractéristiques observées de l'évolution des points chauds, par exemple, (1) l'amplitude et la variation temporelle des températures dans les points chauds, (2) le temps nécessaire pour consommer complètement les cristaux (∼100 ns) de taille (100–300 μm) utilisés dans cette étude, et (3) les emplacements d'initiation et de croissance des points chauds. Trois mécanismes différents de formation de points chauds sont indiqués par les simulations : (1) des points chauds à haute température formés par effondrement de pore, (2) des points chauds à température plus basse initiés à l'interface polymère-cristal près des coins et des aspérités, et (3) des ondes de réaction à haute température conduisant à une consommation rapide du cristal énergétique. Cette première tentative de comparaison directe entre expériences et simulations ne fournit pas seulement un nouvel aperçu mais souligne également les efforts nécessaires pour rapprocher les modèles et les expériences, en mettant en particulier en évidence l'importance de mécanismes distinctement tridimensionnels et multiples de l'ignition et de la croissance des points chauds.
Roy et al. (Sat,) ont étudié cette question.