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La littérature sur la paix démocratique a émergé de deux affirmations empiriques : (1) Les démocraties sont peu susceptibles de s'opposer les unes aux autres, et (2) les démocraties sont tout aussi sujettes aux conflits avec les non-démocraties que les non-démocraties entre elles. Ensemble, ces assertions impliquent que la paix démocratique est un phénomène dyadique. Il existe un fort soutien pour la première observation, mais beaucoup de recherches récentes contredisent la seconde. Cet article évalue si la paix démocratique est un effet purement dyadique, monadique, ou peut-être un effet mixte dyadique et monadique. Notre analyse offre deux avancées importantes. Premièrement, notre modèle compare directement les explications dyadiques et monadiques en utilisant l'État comme unité d'analyse plutôt que la dyade potentiellement problématique. Deuxièmement, notre modèle contrôle pour une variable de confusion importante mais négligée : la satisfaction à l'égard du statu quo. Nos résultats indiquent que l'initiation de la violence au sein des crises est principalement un phénomène dyadique, mais nous trouvons également des preuves suggérant un fort effet monadique concernant l'émergence des crises.
Rousseau et al. (Sun,) ont étudié cette question.