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En articulant une théorie générale du crime et des comportements associés, les auteurs présentent une déclaration nouvelle et complète de ce que l'entreprise criminologique devrait être. Ils soutiennent que la criminologie académique prévalente—qu'elle soit sociologique, psychologique, biologique ou économique—n'a pas été capable de fournir des explications crédibles des comportements criminels. La tradition classique, depuis longtemps abandonnée, en criminologie était basée sur le choix et le libre arbitre, et voyait le crime comme la conséquence naturelle des tendances humaines non maîtrisées à rechercher le plaisir et à éviter la douleur. Elle s'est préoccupée de la nature du crime et a prêté peu d'attention au criminel. La tradition scientifique, ou disciplinaire, est basée sur la causalité et le déterminisme, et a dominé la criminologie du XXe siècle. Elle s'intéresse à la nature du criminel et accorde peu d'attention au crime lui-même. Bien que les deux traditions soient considérées comme incompatibles, ce livre rapproche la criminologie classique et moderne en exigeant que leurs conceptions soient cohérentes entre elles et avec les résultats de la recherche. Les auteurs explorent la nature essentielle du crime, constatant que les conceptions scientifiques et populaires du crime sont trompeuses, et évaluent la véracité des revendications disciplinaires concernant le crime, concluant que de telles revendications sont contraires à la nature du crime et, de manière intéressante, aux données produites par les disciplines elles-mêmes. Ils avancent ensuite leur propre théorie du crime, qui affirme que l'élément essentiel de la criminalité est l'absence de contrôle de soi. Les personnes ayant un haut niveau de contrôle de soi considèrent les conséquences à long terme de leur comportement ; celles ayant un faible contrôle de soi ne le font pas. Ce contrôle s'apprend, généralement tôt dans la vie, et une fois appris, il est très résistant au changement. Dans le reste du livre, les auteurs appliquent leur théorie aux problèmes persistants de la criminologie. Pourquoi les hommes, les adolescents et les minorités sont-ils plus susceptibles que leurs homologues de commettre des actes criminels ? Quel est le rôle de l'école dans la causation de la délinquance ? Dans quelle mesure le crime pourrait-il être réduit en fournissant du travail significatif ? Pourquoi certaines sociétés ont-elles des taux de criminalité beaucoup plus bas que d'autres ? La criminalité en col blanc nécessite-t-elle sa propre théorie ? Existe-t-il une chose telle que la criminalité organisée ? Dans tous les cas, la théorie force une reconsideration fondamentale de la sagesse conventionnelle des académiciens et des praticiens de la justice criminelle. Les auteurs concluent en explorant les implications de la théorie pour l'étude future et le contrôle du crime.
Gottfredson et al. (Jeudi) ont étudié cette question.