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L'Initiative Belt and Road (BRI) – le programme d'infrastructure de plusieurs milliards de dollars de la Chine dans 138 pays et plus – a suscité des inquiétudes parmi les observateurs quant au fait que la Chine exporte son modèle de développement polluant. Cependant, d'autres affirment que la BRI est bien placée pour favoriser le 'développement vert' grâce à des investissements dans des infrastructures et des technologies à faibles émissions de carbone. Cet article de synthèse soutient que les discussions sur le 'verdissement' de la BRI peuvent occulter les politiques qui imprègnent la façon dont le développement vert est conceptualisé et mis en œuvre, et au profit de qui. Adoptant une approche d'écologie politique, je distingue entre les activités vertes de la BRI qui investissent dans des infrastructures à faibles émissions de carbone et celles qui réduisent le risque environnemental – ces dernières étant souvent appliquées de manière sélective, ce qui conduit au 'greenwashing'. J'applique ensuite cette distinction à trois secteurs clés de la BRI verte : la finance verte, l'énergie verte et les mécanismes de coopération verte. Je constate que les investissements à faibles émissions de carbone sont actuellement concentrés dans des pays et des régions à revenus plus élevés, tandis que les activités de réduction des risques sont concentrées dans des pays et des régions à revenus plus faibles. Cet article souligne donc la nécessité d'attirer l'attention sur la façon dont la BRI verte est définie et mise en œuvre, avec des implications pour les efforts de construction d'une Belt and Road équitable et durable.
Tyler Harlan (Mon,) a étudié cette question.