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Les comités multidisciplinaires de tumeurs (CMT) sont devenus la norme de référence en matière de gestion du cancer, fondée sur des directives basées sur des preuves d'essais contrôlés randomisés (ECR). Les délais excessifs inhérents à l'attente des approbations formelles des agences réglementaires pour les nouveaux agents thérapeutiques, ainsi que les rigidités et la non-généralisabilité de cette approche rigoureuse, n'offrent souvent pas aux patients atteints de cancer un accès en temps voulu à un traitement innovant efficace. La réticence des CMT à accepter les soins théranostiques des patients atteints de tumeurs neuroendocrines avancées (TNE) et de cancer de la prostate résistant à la castration métastatique a entraîné des décennies de retard dans l'incorporation de 177Lu-octréotate et de 177Lu-antigène de membrane spécifique à la prostate (PSMA) dans la pratique oncologique clinique de routine. Les développements récents en immunothérapie et en thérapie de précision ciblée moléculaire, basés sur des analyses génomiques multifactoriels N-of-One, ont considérablement accru la complexité de la prise de décision. La charge de travail croissante des spécialistes et des délais stricts menacent désormais de submerger le système CMT, qui est logiquement et émotionnellement exigeant. On suppose que l'avènement de technologies avancées d'intelligence artificielle et d'algorithmes de langage naturel de chatbot déplacera le paradigme des soins oncologiques d'un modèle de gestion CMT vers un partenariat de soins partagés entre médecin personnel et patient pour une pratique du cancer holistique individualisée de précision en situation réelle.
J. Harvey Turner (Mar,) a étudié cette question.