La maladie rénale chronique (MRC) est un trouble progressif et irréversible touchant plus de 850 millions d'individus dans le monde et associé à une morbidité, une mortalité et un fardeau de santé importants. Les approches diagnostiques conventionnelles reposent sur des mesures de laboratoire intermittentes, y compris la créatinine sérique, le taux de filtration glomérulaire estimé (eGFR) et l'albumine urinaire, qui offrent une résolution temporelle limitée et ne parviennent pas à capturer les changements physiologiques dynamiques. Les avancées récentes dans les technologies de biosensors portables offrent de nouvelles opportunités pour un suivi continu et non invasif des marqueurs biochimiques et physiologiques pertinents pour la fonction rénale. Cette revue fournit une analyse complète des capteurs biométriques portables pour le suivi de la MRC, en se concentrant sur les mécanismes de détection (électrochimique, optique et transistor à effet de champ), les interfaces biofluides (sueur, liquide interstitiel et salive) et les stratégies d'ingénierie des matériaux permettant des dispositifs flexibles et performants. Un accent particulier est mis sur la dynamique de transport des biofluides, la performance analytique à travers les matrices d'échantillonnage et l'intégration au niveau du système avec des communications sans fil et des plateformes de santé numérique. Les défis clés limitant la translation clinique, y compris le bio-encrassement, l'instabilité enzymatique et la variabilité de la composition des biofluides, sont examinés, aux côtés des solutions émergentes telles que les interfaces antifouling, les éléments de reconnaissance synthétiques et les architectures de détection multimodales. Enfin, les voies réglementaires et le rôle de l'intelligence artificielle dans la néphrologie numérique sont discutés. Cette revue souligne le potentiel des capteurs biométriques portables pour transformer la gestion de la MRC grâce à un suivi continu, une détection précoce et une intervention thérapeutique personnalisée.
Sivasubramanian et al. (Ven,) ont étudié cette question.