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Les dispositifs d'assistance ventriculaire gauche (LVAD) et les cœurs artificiels totaux (TAH) sont implantés chirurgicalement comme traitement permanent de l'insuffisance cardiaque irréversible. Les LVAD et les TAH sont tous deux des dispositifs de soutien circulatoire mécanique (MCS) durables qui peuvent prolonger la survie des patients, mais également modifier la trajectoire de fin de vie. La possibilité de cesser la circulation assistée est controversée car la désactivation du dispositif est une intervention mettant fin à la vie. Le MCS durable est destiné à remplacer avec succès les fonctions physiologiques natives en cas de maladie cardiaque. Nous soutenons que la présence d'une nouvelle pathophysiologie létale (c'est-à-dire une cascade auto-entretenue de processus physiologiques anormaux provoquant la mort) est un élément central dans l'évaluation de la permissibilité de la désactivation d'un LVAD ou d'un TAH. L'arrêt consensuel du MCS durable équivaut à permettre une mort naturelle lorsque se manifeste une nouvelle pathophysiologie létale qui n'est pas liée aux fonctions physiologiques remplacées par un LVAD ou un TAH. Des exemples de telles conditions létales incluent le coma irréversible, le choc circulatoire, des infections écrasantes, l'insuffisance multirare, l'hypoxie réfractaire ou la défaillance catastrophique du dispositif. Dans toutes les autres situations, la désactivation du LVAD/TAH est en elle-même la pathophysiologie létale et la cause immédiate de la mort. Nous postulons que l'apparition d'une nouvelle pathophysiologie létale est le facteur déterminant pour juger de la permissibilité de l'arrêt mettant fin à la vie d'un MCS durable.
Rady et al. (mar) ont étudié cette question.