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Depuis l'Antiquité, les êtres humains essaient de protéger leur peau contre les effets néfastes du soleil. Des premiers écrans solaires minéraux utilisés par les Égyptiens, aux écrans solaires organiques plus sophistiqués actuels (UVA/UVB), des progrès ont été réalisés en matière de protection solaire et une connaissance plus approfondie de la physiologie de la peau a été acquise dans le processus. Le spectre solaire est composé de radiations de diverses longueurs d'onde ayant des effets spécifiques, ainsi que des effets se chevauchant sur la peau. Les UVB sont principalement responsables des coups de soleil et de la formation de dimères d'ADN pouvant conduire à des mutations. Les UVA génèrent des réactions oxydatives affectant l'ADN, les protéines et les lipides, et sont également immunosuppressifs. Récemment, la lumière visible et les radiations infrarouges (IR) ont été associées à des dommages oxydatifs et les IR ont également été liés à des effets thermiques adverses sur la peau. De nombreux autres facteurs extrinsèques, liés à l'environnement et au mode de vie, affectent également l'apparence de la peau, précipitant le vieillissement. De nouveaux mécanismes moléculaires reliant les facteurs solaires et environnementaux au vieillissement cutané ont été identifiés : les IR affectent l'intégrité mitochondriale et des récepteurs spécifiques à la chaleur médiatisent également certains de leurs effets, le tryptophane est un chromophore pour les UVB, et le récepteur des hydrocarbures aromatiques (AhR) est activé par la lumière et les xénobiotiques pour altérer la physiologie cutanée. L'intégration de tous ces nouveaux éléments change notre façon de penser au vieillissement cutané extrinsèque. La protection par écran solaire UVA/UVB est-elle toujours suffisante pour notre peau ?
Dupont et al. (Jeu,) ont étudié cette question.