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OBJECTIF : Alors qu'Internet est devenu un outil omniprésent pour l'information sur la santé, l'utilisation des groupes de soutien en ligne pour les préoccupations de santé mentale a augmenté. Malgré l'utilisation généralisée de ces groupes, peu de recherches ont examiné l'efficacité et l'efficience des communautés en ligne pour améliorer les symptômes de santé mentale ou les facteurs qui poussent les gens à rechercher un soutien en ligne plutôt qu'un traitement formel. Notre étude comble cette lacune dans la littérature en enquêtant sur l'utilisation des groupes de soutien sur Internet comme alternative aux services de santé mentale formels. MÉTHODES : Une régression logistique a été réalisée avec des données provenant du National Survey on Drug Use and Health (NSDUH) de 2008 pour examiner les relations entre les croyances concernant le traitement, des variables pratiques telles que le temps et l'accessibilité financière, la stigmatisation et l'utilisation des groupes de soutien en ligne parmi 2 532 participants à l'enquête qui ont signalé un besoin de traitement en santé mentale mais ne recevaient pas de services formels. RÉSULTATS : Quatre prédicteurs significatifs de l'utilisation des groupes de soutien en ligne ont émergé : la peur d'être hospitalisé ou de prendre des médicaments (rapport de cotes ajusté AOR=8,81, intervalle de confiance IC=4,25-18,27), une couverture d'assurance inadéquate (AOR=3,22, IC=1,44-7,20), l'âge de 26 à 34 ans (AOR=0,22, IC=0,07-0,69) et l'âge de 35 ans ou plus (AOR=0,21, IC=0,08-0,56). CONCLUSIONS : La peur de la coercition et le coût des services traditionnels de santé mentale étaient des prédicteurs importants de l'utilisation des groupes de soutien en ligne. Le constat qu'une couverture d'assurance inadéquate pousse les gens à chercher du soutien en ligne s'aligne avec une littérature substantielle concernant le manque de ressources financières et l'accès réduit au traitement. Les craintes d'hospitalisation et de prise de médicaments des individus suggéraient qu'ils pourraient percevoir le traitement formel comme potentiellement coercitif. Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour réduire la stigmatisation publique concernant les services de santé mentale et les conditions dans lesquelles un traitement involontaire se produit.
Townsend et al. (Mercredi) ont étudié cette question.
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