Le pontage isolé chez les patients présentant une dysfonction ventriculaire gauche sévère (fraction d'éjection < 20 %) a entraîné une mortalité hospitalière de 3,8 % et une survie actuarielle à 5 ans de 68 %.
Cohorte (n=79)
La revascularisation isolée (chirurgie de pontage) améliore-t-elle la survie et les symptômes chez les patients atteints de maladie coronarienne et de dysfonctionnement ventriculaire gauche sévère (fraction d’éjection < 20 %) ?
La chirurgie de pontage chez les patients présentant une dysfonction ventriculaire gauche sévère (fraction d’éjection < 20 %) est associée à une faible mortalité à l'hôpital et à une survie à long terme encourageante avec un soulagement significatif des symptômes.
CONTEXTES : Chez les patients atteints de maladie coronarienne et de mauvaise fonction ventriculaire (fraction d'éjection, < 20 %), le pontage reste un défi chirurgical. Cette étude évalue l'expérience acquise avec la revascularisation isolée chez de tels patients. MÉTHODES ET RÉSULTATS : Chez 79 patients consécutifs (69 hommes, 10 femmes ; âge moyen, 59 +/- 9 ans), la fraction d'éjection préopératoire était de 18 +/- 5 %. Les indications chirurgicales étaient une insuffisance cardiaque congestive (ICC) chez 5 des 79 patients (6 %), ICC et angine chez 19 (24 %), angine chez 41 (52 %), arythmies ventriculaires (AV) chez 8 (10 %), et anatomie critique chez 6 (8 %). Certains patients avaient des AV antérieurs (23 des 79 ; 29 %) ou une régurgitation mitrale (18 ; 23 %) et nécessitaient une chirurgie urgente (25 ; 32 %). Lors de la chirurgie, la cartographie thermique a assuré une distribution adéquate de la cardioplégie froide antégrade, avec 3,6 +/- 0,7 greffons par patient, y compris une greffe de l'artère mammaire interne gauche chez 60 des 79 (76 %) et une endartériectomie chez 14 (18 %). La mortalité hospitalière était de 3,8 %. Le soutien périopératoire comprenait un ballon intra-aortique chez 18 des 79 (23 %) et des médicaments pour les AV chez 28 (35 %). La morbidité comprenait un infarctus du myocarde chez 2 des 79 (2,5 %) et un AVC chez 2 (2,5 %). Lors du suivi, il y avait 19 décès tardifs. La survie actuarielle était de 94 %, 82 %, et 68 % à 1, 2, et 5 ans, respectivement, et était similaire chez les patients avec angine sévère, ICC, régurgitation mitrale, ou AV. La liberté vis-à-vis de la mort subite était de 100 %, 98 %, et 91 % à 1, 2, et 5 ans, respectivement. Parmi les survivants, l'angine s'est améliorée chez 84 % et l'insuffisance cardiaque s'est améliorée chez 26 %. CONCLUSIONS : Ces données soutiennent la chirurgie de pontage chez les patients avec une dysfonction VG sévère. Avec des techniques de cardioplégie prudentes, la mortalité hospitalière était faible (3,8 %). La survie à long terme est encourageante, avec un bon soulagement des symptômes chez la plupart des patients. Les AV périopératoires sont fréquentes mais réagissent au traitement médical, avec seulement 23 % des patients sortis sous médicaments antiarythmiques. La liberté de mourir subitement à cinq ans est de 91 %, avec seulement 3 décès subits tardifs dans cette série.
Mickleborough et al. (Wed,) conducted a cohort in Coronary artery disease with severe left ventricular dysfunction (n=79). Isolated revascularization (bypass grafting) was evaluated on Hospital mortality. Isolated bypass grafting in patients with severe left ventricular dysfunction (ejection fraction < 20%) yielded a hospital mortality of 3.8% and a 5-year actuarial survival of 68%.