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OBJECTIF : Cette étude a estimé les taux de prévalence actuels des troubles mentaux graves chez les détenus adultes masculins et féminins dans cinq prisons durant deux périodes (quatre prisons dans chaque période). MÉTHODES : Pendant deux phases de collecte de données (2002-2003 et 2005-2006), les détenus récemment admis dans deux prisons du Maryland et trois prisons de New York ont été sélectionnés pour recevoir l’Entretien Clinique Structuré pour le DSM-IV (SCID). La sélection a été basée sur un échantillonnage systématique des données d'un court dépistage pour les symptômes de troubles mentaux qui était utilisé lors de l’admission pour tous les détenus. Le SCID a été administré à un total de 822 détenus : 358 pendant la phase I et 464 pendant la phase II. Pour déterminer la prévalence actuelle (du mois précédent) des troubles mentaux graves (définis comme trouble dépressif majeur ; trouble dépressif non spécifié ; trouble bipolaire I, II et non spécifié ; trouble schizophrénique du spectre ; trouble schizoaffectif ; trouble schizophréniforme ; trouble psychotique bref ; trouble délirant ; et trouble psychotique non spécifié), les données d’interview ont été pondérées par rapport aux strates construites à partir des échantillons de dépistage pour les détenus masculins et féminins par prison et phase d’étude. RÉSULTATS : Dans l'ensemble des prisons et des phases d'étude, le taux de troubles mentaux graves actuels pour les détenus masculins était de 14,5 % (intervalle de confiance asymétrique à 95 % CI=11,0%-18,9%) et pour les détenus féminins il était de 31,0 % (CI asymétrique=21,7%-42,1%). CONCLUSIONS : Les estimations de cette étude ont des implications profondes en termes d’allocation des ressources pour le traitement dans les prisons et dans les milieux communautaires pour les individus souffrant de troubles mentaux impliqués dans le système judiciaire.
Steadman et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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