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La pertinence prognostique de la maladie résiduelle minimale (MRD) chez les patients atteints de myélome multiple reste une question ouverte. Nous avons mesuré les niveaux de MRD dans des échantillons de moelle osseuse (BM) de 53 patients traités par thérapie à forte dose (HDT) et transplantation de cellules souches périphériques autologues à l'aide de PCR quantitative en temps réel (RQ)-IgH avec des sondes à oligonucléotides spécifiques d’allèles. Nous avons identifié un niveau seuil de 0,2 % du ratio 2IgH/β-actine dans la BM avant la HDT, pertinent sur le plan pronostique. Vingt-six patients ayant des niveaux de MRD inférieurs à cette valeur ont été désignés comme appartenant au "groupe faible-MRD", tandis que 27 patients ayant des niveaux supérieurs à ce seuil ont été attribués au "groupe élevé-MRD". La médiane de la survie sans événement (EFS) dans le groupe faible-MRD était significativement (P = 0,001) plus longue que dans le groupe élevé-MRD avec 35 mois contre 20 mois, respectivement. La survie globale (OS) au sein du groupe faible-MRD était également significativement plus longue avec 70 mois contre 45 mois (P = 0,04). À l'aide d'une analyse multivariée, nous avons constaté que le niveau de MRD prétransplantation était un facteur pronostique indépendant pour l'EFS (P = 0,003) et l'OS (P = 0,05). De plus, l'EFS des patients dans le groupe élevé-MRD pourrait être améliorée (P = 0,005) lorsqu'ils atteignaient un faible niveau de MRD après la HDT. En conclusion, mesurer la MRD est d'une pertinence pronostique chez les patients atteints de MM, et de faibles niveaux de MRD devraient être un objectif du traitement.
Korthals et al. (Thu,) ont étudié cette question.