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Dans cette étude inductive et qualitative, nous observons comment Uber, une entreprise souvent présentée comme l'emblème de l'économie collaborative facilitée par une plateforme numérique, peut également parfois représenter et renforcer l'hyper-exploitation post-capitaliste. En nous appuyant sur les motivations et les expériences vécues de 31 conducteurs Uber à Toronto, Canada, nous fournissons des aperçus sur trois groupes de conducteurs Uber : (1) ceux qui conduisent à temps partiel pour gagner de l'argent supplémentaire en étudiant ou en effectuant d'autres emplois, (2) ceux qui sont au chômage et pour lesquels conduire pour Uber est la seule source de revenu, et (3) les conducteurs professionnels qui essaient de suivre le rythme du paysage numérique durable et du marché compétitif. Nous soulignons les façons dont chaque groupe de conducteurs reconnaît et rejette simultanément son propre emploi précaire par des techniques de distanciation telles que la minimisation des risques et l'accentuation des avantages du rôle de conducteur. Nous relions ces résultats à une discussion plus large sur la façon dont le travail pour Uber alimente le récit capitaliste traditionnel selon lequel travailler dur et avoir un rêve mèneront à l'avancement, à la sécurité et au succès. Nous concluons en discutant d'autres économies alternatives au sein de l'économie collaborative.
Peticca‐Harris et al. (mercredi) ont étudié cette question.
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