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Le gouvernement indonésien a restreint ou fermé l'accès à internet lors de manifestations distinctes à Jakarta et en Papouasie en 2019. La justification pour bloquer internet et désactiver certaines fonctionnalités des plateformes de réseaux sociaux était d'apaiser les troubles en cessant la propagation de fausses informations. Néanmoins, le gouvernement n'a pas déclaré l'état d'urgence en réponse à l'une ou l'autre situation, ce qui a suscité un débat sur la question de savoir si les restrictions d'internet avaient une base constitutionnelle solide ou si elles étaient disproportionnées et inconstitutionnelles. Cette étude évalue la politique du gouvernement sur les coupures d'internet pour réduire la propagation de fausses nouvelles en période de troubles, et explicite le moment où la “caractéristique” de l'état d'urgence pourrait être activée. La méthode de recherche de cet article est une approche juridique doctrinale, qui examine de manière critique si la politique gouvernementale était excessive et dans quelle mesure un état d'urgence peut être mis en œuvre selon des exigences minimales. Le résultat de cette étude montre que les émeutes à Jakarta et en Papouasie ne devraient pas être catégorisées comme des menaces nationales ; par conséquent, la coupure d'internet était disproportionnée. Les fausses nouvelles font partie du prix à payer pour une société libre ; ainsi, l'article soutient qu'une coupure d'internet n'est pas une méthode appropriée pour lutter contre les fausses nouvelles. De plus, le gouvernement n'a pas réussi à respecter les normes minimales pour justifier les coupures d'internet. L'accès à internet est un nouveau visage des piliers démocratiques, si bien que bloquer l'accès à internet sans instruments juridiques suffisants et une interprétation constitutionnelle correcte pourrait indiquer des symptômes d'un échec à maintenir la démocratie.
Rahman et al. (ven,) ont étudié cette question.
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