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Cet article vise à mettre en avant une réflexion critique sur une relation renouvelée entre la nature et la technologie dans l'Anthropocène, en contextualisant la question autour des récents débats sur le "tournant ontologique" en anthropologie, qui tente de dépasser le dualisme nature et culture analysé comme la crise de la modernité. La "politique des ontologies" associée à ce mouvement en anthropologie ouvre la question de la participation des non-humains. Cet article contraste cette tentative anthropologique avec le travail du philosophe Gilbert Simondon, qui veut surmonter l'antagonisme entre culture et techniques. Selon Simondon, cet antagonisme résulte de la rupture technologique de la modernité à la fin du XVIIIe siècle. Cet article analyse les différences des oppositions présentant leur travail : culture vs. nature, culture vs. techniques, pour montrer qu'un dialogue entre l'anthropologie de la nature (illustrée par le travail de Philippe Descola) et la philosophie de la technologie (illustrée par le travail de Simondon) sera fructueux pour conceptualiser une relation renouvelée entre la nature et la technologie. Une façon d'initier une telle conversation ainsi que de réfléchir à la réconciliation entre la nature et la technologie, comme cet article essaie de le montrer, est de développer le concept de cosmotechnie comme le dénominateur de ces deux tendances de pensée.
Yuk Hui (Sun,) a étudié cette question.