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Lifepath, un programme de recherche de la Commission européenne Horizon 2020, a adopté une approche du cours de la vie pour comprendre les impacts des différences socioéconomiques sur le vieillissement en santé et a considéré l'importance relative des effets au cours de la vie en comparant des études sur les risques durant l'enfance et à l'âge adulte. Un élément clé du programme était l'identification de résultats et de messages pertinents pour les politiques. Des cohortes européennes longitudinales de plus de 1,7 million d’individus provenant de 48 études de cohortes indépendantes ont été harmonisées et suivies pour les résultats clés de mortalité et de déclin fonctionnel. Des marqueurs biologiques, la charge allostatique et la méthylation de l'ADN ont également été examinés. Il est bien reconnu que la position socioéconomique affecte des comportements tels que le tabagisme, une forte consommation d’alcool, un faible niveau d’activité physique, le diabète ou un régime pauvre en fruits et légumes. Lifepath a indiqué que le statut socioéconomique est un facteur de risque indépendant pour la mort et la maladie et qu'il contribue également à l'adoption de ces comportements à risque bien reconnus. Les preuves fournies par Lifepath pointent vers un ensemble de politiques possibles, certaines universelles, d'autres ciblées, mais il n'était pas possible d'évaluer des interventions spécifiques, autres que des transferts monétaires conditionnels. Néanmoins, il était clair que le moment des interventions est important car les conséquences des interventions précoces peuvent s'étendre sur l'ensemble du parcours de vie. Cela a des implications importantes pour l'élaboration des politiques, puisque des politiques appropriées peuvent inverser l'incarnation du désavantage socioéconomique entraînant un vieillissement en meilleure santé. L'application des principes de l'universalisme proportionnel devrait être envisagée.
Frances MacGuire (Fri,) a étudié cette question.