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L'hypothèse d'une hiérarchie des sciences, formulée pour la première fois au 19ème siècle, prédit qu'en passant de phénomènes simples et généraux (par exemple, la dynamique des particules) à des phénomènes complexes et particuliers (par exemple, le comportement humain), les chercheurs perdent la capacité d'atteindre un consensus théorique et méthodologique. Cette hypothèse place chaque domaine de recherche le long d'un continuum de complexité et de « douceur », avec des implications profondes pour notre compréhension de la connaissance scientifique. Aujourd'hui, cependant, l'idée reste non prouvée et philosophique, souvent confondue avec des dichotomies simplistes qui opposent sciences naturelles et sciences sociales, ou sciences et sciences humaines. Les tests empiriques de l'hypothèse ont généralement comparé peu de domaines et cela, combiné à d'autres limitations, rend leurs résultats contradictoires et non concluants. Nous avons vérifié si les caractéristiques disciplinaires reflètent une hiérarchie, une dichotomie ou aucun des deux, en échantillonnant près de 29 000 articles publiés simultanément dans 12 disciplines et en mesurant un ensemble de paramètres supposés refléter un consensus théorique et méthodologique. Les sciences biologiques avaient dans la plupart des cas des valeurs intermédiaires entre les sciences physiques et sociales, les disciplines biomoléculaires apparaissant plus dures que la zoologie, la botanique ou l'écologie. Dans les analyses multivariables, la plupart de ces paramètres étaient des prédicteurs indépendants de la hiérarchie, même lorsque les mathématiques et les sciences humaines étaient incluses. Ces résultats soutiennent une vision « gradualiste » de la connaissance scientifique, suggérant que la hiérarchie des sciences fournit le meilleur cadre rationnel pour comprendre la diversité des disciplines. Une compréhension plus profonde de la relation entre la complexité du sujet et le consensus pourrait avoir des implications profondes pour la façon dont nous interprétons, publions, vulgarisons et administrons la recherche scientifique.
Fanelli et al. (mercredi) ont étudié cette question.
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