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Nous avons réalisé des enregistrements dans l'aire extrastriée V4 chez des singes effectuant une tâche de recherche visuelle. Lorsque les animaux devenaient fatigués ou somnolents, les réponses à la stimulation visuelle étaient souvent réduites, voire complètement bloquées, et l'activité de fond se modifiait pour adopter le profil en bouffées-pauses typiquement observé pendant le sommeil. Malgré ce sommeil neuronal observé dans V4, les animaux continuaient d'effectuer la tâche visuelle, ce qui indique qu'au moins le cortex visuel primaire fonctionnait encore. Cette observation montre que le sommeil ne se développe pas simultanément dans toutes les aires corticales, mais peut toucher certaines aires plus tôt que d'autres. Dans des conditions particulières, le sommeil local de certaines aires peut être un phénomène stable et durable.
Пигарев et al. (Tue,) ont étudié cette question.