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Cet essai explore les dimensions éthiques de Richard III de Shakespeare en examinant la relation entre la scène des fantômes de la pièce et les discours de conscience de l'époque moderne. Alors que les fantômes qui rendent visite à Richard et l'accusent de la responsabilité de leurs décès ont généralement été interprétés comme des figures de sa conscience tourmentée, ma lecture se concentre sur l'importance du fait que les fantômes apparaissent au public théâtral comme étant phénoménologiquement externes à Richard. En m'appuyant sur le travail d'Adriana Cavarero, je suggère que leurs voix parlantes attirent l'attention sur leurs identités d'individus distincts et sur la relation entre eux et Richard. En montrant que la conscience de Richard émerge en réponse aux plaintes des fantômes, je soutiens que Shakespeare représente la conscience comme la capacité de réponse éthique aux voix des autres, plutôt que simplement comme une faculté interne engagée par l'introspection.
Emily Shortslef (Mon,) a étudié cette question.