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Cet article examine comment la désinformation et le harcèlement ont ciblé les femmes activistes depuis le soulèvement de masse du Bangladesh en juillet-août 2024—et comment elles ont répondu. En se concentrant sur Facebook et Telegram—centraux depuis le soulèvement—nous montrons comment le vigilantisme et la misogynie ont transformé ces espaces en champs de bataille hypermédiatisés. Les insultes sexualisées et les visuels, les scandales fabriqués et la honte morale ont fonctionné comme des répertoires coordonnés qui ont brouillé la vérité et le mensonge, délégitimé la participation et débordé en intimidation hors ligne. Basée sur des entretiens semi-structurés avec 25 activistes et une analyse critique du discours féministe des artefacts des médias sociaux, cette étude engage la misogynie en réseau, le vigilantisme numérique et la résilience sociale numérique. Elle apporte, d'une part, des preuves empiriques de la désinformation genrée comme violence qui arme la visibilité, mobilise les audiences en tant qu'exécuteurs et reconfigure les réputations à travers les sphères en ligne/hors ligne ; et d'autre part, un compte rendu de la résilience comme étant collective et relationnelle plutôt que uniquement technique ou individuelle, tout en exposant les échecs des plateformes et des institutions. L'analyse fait progresser les perspectives féministes du Sud global et recommande des interventions plus spécifiques au contexte en matière de désinformation et de résilience.
Shuchy et al. (Thu,) ont étudié cette question.