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OBJECTIF DE L'ÉTUDE : L'objectif de cette étude était de décrire les perceptions éthiques des infirmiers psychiatriques finlandais concernant les mesures coercitives en milieu psychiatrique aigu. MÉTHODES : Les données ont été collectées à l'aide d'un questionnaire développé pour cette étude. L'échantillon comprenait 170 infirmiers psychiatriques finlandais dans des unités aiguës de cinq hôpitaux psychiatriques. Les données ont été analysées à l'aide de distributions de fréquence et de pourcentage, de moyennes et d'écarts types. La cohérence interne de l'instrument a été explorée avec l'alpha de Cronbach. L'association entre les variables de fond et le score total des items du questionnaire a été testée avec le test U de Mann-Whitney et le test de Kruskal-Wallis. La question ouverte a été analysée par analyse de contenu. RÉSULTATS : Certains infirmiers psychiatriques ont perçu les mesures coercitives comme éthiquement problématiques. En particulier, la mise en œuvre de médicaments forcés (18 %), de contentions à quatre points (16 %) et de l'isolement des patients (11 %) ont été perçus comme éthiquement problématiques. Les infirmiers femmes et ceux qui travaillaient dans des unités fermées ont perçu les mesures comme plus problématiques que les infirmiers hommes et ceux qui ne travaillaient pas dans des unités fermées. CONCLUSION : En Finlande, une attention particulière a été accordée aux questions éthiques liées aux soins des patients psychiatriques et à la promotion des droits des patients, pourtant la majorité des infirmiers participant à l'enquête ne percevaient pas les mesures coercitives comme éthiquement problématiques. Des recherches supplémentaires sur cette question ainsi qu'une formation continue du personnel et un enseignement plus approfondi de l'éthique dans les écoles d'infirmiers sont nécessaires pour soutenir la capacité du personnel psychiatrique à identifier les situations éthiquement problématiques. De plus, il est important de considérer de nouvelles mesures pour générer une véritable réflexion morale parmi le personnel sur l'utilisation des mesures coercitives ainsi que sur leur efficacité et leur légitimité dans les soins psychiatriques.
Lind et al. (Mercredi) ont étudié cette question.