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La dignité humaine a été le principe fondamental du choix tant du droit international des droits de l'homme que des dispositions des droits constitutionnels nationaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cependant, en dépit d'un large consensus international sur l'importance de ce principe, il existe un degré significatif de confusion concernant ce qu'il exige des législateurs et des juges, ainsi qu'une incohérence considérable dans sa formulation et son application dans le droit constitutionnel national. Cet article soutiendra qu'une grande partie de cette confusion découle d'une utilisation floue du terme par les juges et les commentateurs. La discussion se concentrera sur deux caractérisations de la dignité humaine fréquemment vues dans le droit constitutionnel national qui ne peuvent être logiquement conciliées avec son rôle dans le droit international des droits de l'homme : l'idée d'un droit à la dignité et la confusion connexe entre le concept de dignité et le droit à l'autonomie personnelle. On soutiendra qu'un éloignement de ces caractérisations de la dignité rendrait le principe un outil plus fonctionnel et utile en tant que principe fondamental des droits constitutionnels.
Conor O'Mahony (ven,) a étudié cette question.