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CONTEXTE ET OBJECTIF : Le Ruxolitinib est un inhibiteur de la tyrosine kinase ciblant les voies de Janus kinase (JAK) et de médiateur de signal et activateur de la transcription (STAT). Le Ruxolitinib est utilisé pour traiter la myélofibrose, la polycythémie vraie et la maladie du greffon contre l'hôte réfractaire aux stéroïdes dans le cadre de la transplantation de cellules souches allogéniques. Cette revue décrit la pharmacocinétique et la pharmacodynamie du ruxolitinib. MÉTHODES : Pubmed, EMBASE, Cochrane Library et Web of Science ont été consultés depuis le début des bases de données jusqu'au 15 mars 2021 et la recherche a été répétée le 16 novembre 2021. Les articles non rédigés en anglais, les études animales ou in vitro, les lettres à l'éditeur, les rapports de cas où le ruxolitinib n'était pas utilisé pour des maladies hématologiques ou non disponibles en texte intégral ont été exclus. RÉSULTATS : Le Ruxolitinib est bien absorbé, a une biodisponibilité de 95 % et est lié à l'albumine à 97 %. Les pharmacocinétiques du ruxolitinib peuvent être décrites par un modèle à deux compartiments et une élimination linéaire. Le volume de distribution diffère entre les hommes et les femmes, probablement en raison des différences de poids corporel. Le métabolisme est principalement hépatique via CYP3A4 et peut être modifié par des inducteurs et inhibiteurs de CYP3A4. Les principaux métabolites du ruxolitinib sont pharmacologiquement actifs. La principale voie d'élimination des métabolites du ruxolitinib est rénale. Les dysfonctionnements hépatique et rénal affectent certaines variables pharmacocinétiques et nécessitent des réductions de dose. La posologie précise informée par un modèle pourrait être un moyen d'optimiser et d'individualiser davantage le traitement par ruxolitinib, mais elle n'est pas encore conseillée pour les soins de routine en raison du manque d'informations sur les concentrations cibles. CONCLUSION : Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour expliquer la variabilité interindividuelle des variables pharmacocinétiques du ruxolitinib et pour optimiser le traitement individuel.
Appeldoorn et al. (Ven,) ont étudié cette question.
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