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Au cours du bain de sang de quatre ans qui a commencé à l'été 1914, environ la moitié des neuf millions de personnes qui ont péri étaient des citoyens de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Allemagne. Un sur six de ceux qui ont servi dans les forces armées de ces trois nations n'est jamais rentré. Il n'y avait guère de personne sur le front intérieur qui n'avait pas perdu un proche. L'expérience que tous les survivants de la Grande Guerre ont en commun, indépendamment de leur statut socio-économique, de leur niveau d'éducation ou de leurs tendances politiques, était celle du deuil. Le livre captivant de Jay Winter examine ce processus de deuil en traitant des multiples façons dont les veuves, les orphelins et les parents des soldats morts dans ces trois pays ont cherché à faire face à la perte de leurs êtres chers. Il examine également les manières dont les thèmes littéraires, artistiques, cinématographiques et architecturaux ont servi de dispositifs de commémoration. Cette étude des conséquences culturelles de la Grande Guerre complète admirablement les travaux antérieurs de Winter sur ses dimensions militaire, politique, sociale et économique. L'auteur est sans vergogne sélectif, restreignant son analyse comparative aux trois principaux participants.
Munholland et al. (Mon,) ont étudié cette question.