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Chez les mammifères, le réseau des horloges circadiennes (oscillateurs centraux et périphériques) contrôle les rythmes circadiens et orchestre l'expression d'une gamme de gènes en aval, permettant à l'organisme d'anticiper et de s'adapter aux changements environnementaux. Au-delà de leur rôle dans les rythmes circadiens, plusieurs études ont souligné que les gènes de l'horloge circadienne peuvent avoir un effet physiologique plus vaste sur la cognition, l'humeur et les comportements liés à la récompense. De plus, des polymorphismes nucléotidiques uniques dans les gènes de l'horloge circadienne centrale ont été associés à des troubles psychiatriques (tels que le trouble du spectre autistique, la schizophrénie, les troubles anxieux, le trouble dépressif majeur, le trouble bipolaire et le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité). Cependant, les mécanismes sous-jacents de ces associations restent à préciser et les relations de cause à effet ne sont pas clairement établies. L'objectif de cet article est de clarifier le rôle des gènes de l'horloge et des rythmes de sommeil-éveil altérés dans le développement des troubles psychiatriques (des problèmes de sommeil sont souvent observés au début des troubles psychiatriques). Tout d'abord, les mécanismes moléculaires des rythmes circadiens sont décrits. Ensuite, les relations entre les rythmes circadiens perturbés, y compris les rythmes de sommeil-éveil, et les troubles psychiatriques sont discutées. Des recherches supplémentaires pourraient ouvrir des perspectives intéressantes avec des avenues prometteuses pour la détection précoce et l'intervention thérapeutique dans les troubles psychiatriques.
Charrier et al. (Samedi) ont étudié cette question.