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La répartition des offres scolaires dans la grande métropole parisienne, y compris la disponibilité de certains cours et programmes d'études, est fortement corrélée avec les profils sociaux des différentes localités et correspond à des disparités marquées. Les options scolaires très diversifiées et attrayantes dans les localités dont les résidents sont fortement privilégiés sur les plans socioéconomique et professionnel contrastent avec les ressources éducatives moins diversifiées, y compris moins d'options de cours et de programmes d'études, et une présence scolaire privée réduite dans des municipalités plus nettement ouvrières. Différentes approches du choix scolaire sont fortement liées au statut socioéconomique des parents mais ne se réduisent pas simplement à des pratiques visant à éviter des collèges stigmatisés dans des localités ouvrières. Ces approches prennent sens lorsqu'on les considère par rapport à ce qui peut être des environnements sociaux et scolaires étroitement circonscrits et à des positions et des exigences sociales différenciées. Les résultats présentés ici remettent en question l’efficacité des règles de sectorisation scolaire en France visant à réguler le profil social des collèges. Comme à Londres, Amsterdam et Madrid, la dynamique scolaire et l'espace urbain dans les périphéries de Paris sont étroitement liés et interagissent de plus en plus pour produire de la ségrégation.
Marco Oberti (Mon,) a étudié cette question.