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Un corpus littéraire en croissance explore la nature et l'efficacité des stratégies électorales de l'opposition sous l'autoritarisme compétitif. Une de ces stratégies est la formation de larges coalitions préélectorales. Mais que se passe-t-il lorsque l'incumbent et l'opposition nécessitent tous deux de grandes coalitions pour gagner les élections ? Comment leurs stratégies de construction de coalition interagissent-elles, et quelles en sont les implications pour les résultats électoraux ? Cette étude aborde ces questions en examinant les coalitions préélectorales dirigées par le parti au pouvoir et l'opposition lors des élections de 2023 en Turquie. La coalition d'opposition multipartite en Turquie a été vaincue par l'alliance dirigée par le Parti de la justice et du développement (AKP) composée de partis (d'extrême) droite. Cet article soutient que la coalition au pouvoir a réussi à entraver la formation d'une grande alliance d'opposition, à dévaloriser la coalition d'opposition une fois formée et à la délégitimer en l'associant au terrorisme. Associées aux faiblesses internes de l'opposition en matière de formation et de maintien des coalitions, ces stratégies ont permis au bloc au pouvoir de maintenir son image de gouvernance compétente. L'analyse démontre que les autocrates populistes dans les sociétés polarisées peuvent transformer la construction de coalitions en une stratégie gagnante pour eux et en un fardeau pour l'opposition. Bien que les erreurs stratégiques de l'opposition contribuent à son échec, la manipulation autoritaire peut s'avérer plus décisive pour façonner le résultat électoral.
Begüm Uzun (Jeu,) a étudié cette question.
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